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Action de développement au Cambodge : acte 1 / DSF et AEC / Janvier 2017

21/02/2017

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Hands Of Solidarity a débuté son « tour du monde » dans l’optique de développer l'ostéopathie en offrant des séances à titre bénévole à travers le monde via ses ONG partenaires.

La première étape était donc le Cambodge. Nous avons travaillé sur la capitale Phnom Penh avec Douleurs Sans Frontières (soins palliatifs et cancérologie en milieu hospitalier et à domicile) puis Action Enfance Cambodge (différents centres d'accueil d'enfants).

 Nous avons aussi échangé avec le directeur de centre de Children and Poor Communities Development Organization, proche de la capitale.

 

 
 
17 janvier 2017 : Association Douleurs Sans Frontières 
- Phnom Penh, Cambodia -

 

 

Notre première journée de mission était un état des lieux de ce que l’ostéopathie peut faire dans la population cambodgienne sur des personnes en fin de vie et en soin palliatif.

Le rapport de fin de journée s’avère totalement positif. Tant des retours des patients que des médecins sur place.

La matinée était consacrée à des visites de patients à l’hôpital en service d’oncologie urologique-gynécologie, pneumologie et gastro-entérologie… Nous avons pu constater la différence de prise en charge des médecins dans un hôpital cambodgien et français. Nous avons travaillé avec Médecins sans frontières (en Hépatologie sur le don de traitement de l’hépatite C).

 

 

Ici, il n’y a pas de prise en charge du gouvernement cambodgien pour le soin des patients, ce qui engendre la pauvreté. En effet, la plupart des familles de la personne hospitalisée se retrouve dans l’obligation de vendre leurs biens (voiture, maison) pour pouvoir payer les soins.

La grande majorité se plaignent de douleurs neuropathiques suite à la chirurgie. Vient alors tout l’intérêt des soins ostéopathiques qui peuvent limiter les douleurs post-chirurgicales liées aux adhérences. Cela permet ainsi de diminuer la prise médicamenteuse donc de limiter l’endettement de ces patients.

En expliquant au personnel médical l’intérêt de l’ostéopathie sur ce genre de personne, nous avons pu aller soigner des malades lors des visites à domicile l’après-midi même.

 

 

Bien qu’au début la famille du patient était réticente à cette pratique inconnue des cambodgiens, en montrant quelques techniques sur nos confrères (et par l’aide d’une traductrice), nous avons pu exercer l’ostéopathie sur ces malades. Les retours ont tellement été positifs que nous retournons expliquer durant une matiné l’intérêt et le rôle de l’ostéopathie sur la prise en charge des patients atteints de cancer et en fin de vie à toute l’équipe médicale de Douleur Sans Frontières. De plus, nous consacrerons toute l’après-midi à dispenser des soins ostéopathiques sur les malades dans les locaux de DSF.

 

 
30 janvier 2017 : Association Douleurs Sans Frontières 
- Phnom Penh, Cambodia -

 

De retour sur Phnom Penh pour une dernière journée de mission avec Douleurs Sans Frontières.

  • Le matin : conférence pour expliquer aux médecins et infirmiers de l’association en quoi consiste l’ostéopathie, ce que c’est vraiment et en quoi nous pouvons jouer un rôle sur les patients en soins palliatifs et oncologie. De plus, nous avons choisis quelques techniques simples à leur montrer afin qu’ils puissent les reproduire sur les patients qui en auraient besoin lors de notre absence. Leur volonté d’apprendre était telle la dernière fois, que nous nous sentions obligés de leur en montrer quelques unes.

 

Nous avons pu répondre à plusieurs questions et nous les sentions très intéressées.

De même pour la « pratique » de quelques techniques,même si cela a été un peu compliqué au début. Des vidéos ont été faites pour se souvenir des techniques douces et du positionnement des mains. Nous restons à leur disposition s’il y a des questions. 

  • L’après-midi : nous avons traité quelques patients dans la salle de soin de Douleurs Sans Frontières qui étaient réellement curieux de cette nouvelle pratique.

 

Pour conclure voici tous les intérêts que HOS peut avoir sur ses missions humanitaires au sein de la population cambodgienne :

 - Offrir des soins gratuits à une population souvent très pauvre (salaire moyen d’un cambodgien : 50 à 100 dollars/ mois) et qui refuse souvent les soins hospitaliers et médicaux de peur de l’endettement et de voir sa famille à la rue après leur décès ; ce qui n’est malheureusement pas rare

 - Ouvrir sur une nouvelle approche en lien avec l’acceptation de son corps souffrant par un toucher ostéopathique

 - Faire découvrir au personnel soignant une toute nouvelle approche de soin par le traitement non médicamenteux afin de diminuer les douleurs physiques des patients

 

De part ses points et au vu des résultats et retours des patients et du personnel médical, il est primordial de continuer notre partenariat avec DSF au cours des années suivantes.

 

 

Du19 Janvier au 21 janvier 2017 : Action Enfance Cambodge
orphelinats de Cambodge Enfance Développement (province de Kandal) et de CPCDO (Children and Poor Communities Development Organization) - Phnom Penh, Cambodia -
 

 

Le premier jour au centre CPCDO était plutôt une journée de prise de connaissance des enfants afin qu’ils se sentent en confiance afin de mieux pouvoir les traiter.

 

6 petits Nous avons vu patients : 3 garçons et 3 filles. L’avantage d’être un homme et une femme : les jeunes filles viennent plus facilement vers une femme et inversement.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce genre de missions, le fait d’avoir un duo mixte d’ostéopathes n’est donc pas négligeable.

Les enfants réagissent vite aux traitements et nous sommes obligés de faire des consultations assez courtes afin de ne pas trop les perturber. Ce sont des enfants avec de lourds passés psycho-émotionnels. Nous avons pu en voir les conséquences, notamment sur une petite fille de 12 ans dont l’observation a révélé une scoliose, qui à peine s’être relevée de la table, s’est endormie. A son réveil, elle a pleuré (beaucoup d’émotionnel devait sortir), elle s’est ensuite rendormie durant 1h30. A son réveil, elle était très bien et nous collait tout le temps. Comme pour nous remercier de l’avoir libéré d’un poids.

 

 

Le lendemain : le matin nous n’avons vu personne, la plupart des enfants étaient à l’école. L’après-midi, nous avons vu une dizaine d’enfants.

Plus difficile car seulement quelques-uns parlent anglais, donc la communication est difficile pour savoir s’ils ont des douleurs.

Globalement, nous trouvons que ces enfants sont durs au mal car personne n’a de douleur alors que lorsque l’on met nos mains sur leur corps, on se demande comment ils ne peuvent pas avoir mal.

Seulement 2 enfants sont venus nous voir en première intention pour un motif de consultation précis (au coude suite à une opération de malformation et une autre à la tête), et au moins 6 (plutôt garçons) admettent avoir des douleurs après leur avoir demandé (en grande majorité : céphalées et cervicalgie).

 

Au centre, nous pouvons retenir qu’il y a un grand besoin de notre profession.

  • Les enfants ne se plaignent pas souvent mais c’est plus une question de pudeur

  • Quelques malformations de naissances (doigts, coude, mâchoires…) dont les compensations sont intéressantes pour eux à traiter afin d’éviter les grosses douleurs plus tard

  • Les premiers étaient un peu réticents car ne savaient pas trop à quoi s’attendre mais une fois qu’ils expliquent à leurs copains en quoi cela consiste et que ça ne fait pas mal du tout, ils venaient d’eux même à la fin.

3ème jour : nous sommes allés dans un autre centre pour enfants marginalisés, de l’autre côté de Phnom Penh.

 

 

Nous y sommes restés seulement une matinée pour traiter 2 enfants handicapés. Au final nous en avons vu un autre petit qui était très turbulent mais qui s’est totalement laissé faire durant la consultation à quatre mains. Sur ce centre, beaucoup de travail aussi et il faudrait un suivi régulier pour les petites filles handicapées. En effet, sur la plus petite d’entre elle, le résultat post-séance a été radicale. Avant notre intervention, elle ne pouvait pas soulever sa tête toute seule et n’arrivait pas à se redresser pour s’assoir. Quelques minutes après le soin, elle essayait toute seule de se relever sans aide de ses mains ou autre personne. Un suivi régulier (au moins 2 fois par an minimum) serait très intéressant pour cette petite fille de presque 3 ans. Pour Sereth, la petite fille handicapée, ce genre de soin est très important. En effet, c’est une petite fille qui ne marchait pas du tout avant l’intervention d’une psychomotricienne il y a 2 ans. Le passage de kinés volontaires de temps en temps lui a permis d’entretenir sa marche et de ne plus se trainer par terre comme auparavant.

 

 

 

 

Une prise en charge ostéopathique combinée à une prise en charge par un psychomotricien serait donc l’idéal pour cette jeune fille.

 

 

Pour conclure :

  • Un grand besoin de notre profession sur ces enfants à la fois physique (certains ont eu des débuts de vies difficiles : enfants battus…) mais aussi psychique (manque d’affection pallié avec des soins en rapport avec le corps.

 

 

 

 

 

 

 

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